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Vendredi 12 août, nous retrouvons notre chère chapelle des Pénitents Noirs avec un concert… totalement inclassable, Transhumantzia.

Imaginez plutôt :

D’un côté un pianiste alsacien, François Rossé. De formation classique, élève d’Olivier Messiaen, compositeur reconnu de musique contemporaine et féru d’improvisation, d’oralité et de longues balades en montagne – du ballon d’Alsace aux Pyrénées en passant par les monts d’Aubrac, qu’il connaît bien.

De l’autre, un multi-instrumentiste basque, Mixel Etxekopar (prononcez Michel Etchécopar) qui joue de dizaines de flûtes différentes dont une remonte au Paléolithique supérieur, joueur d’alboka, de ttun-ttun, siffleur de chants d’oiseaux, chanteur et conteur, improvisateur, bertsolari, héritier d’une longue lignée de bergers et de paysans.

Transhumantzia, la transhumance, c’est ce qui les rassemble, avec au centre le mot « human », humain. Leur concert est un itinéraire qui s’en va, musarde en chemin, pérégrine par les sommets, se laisse aller sur les plateaux, revient et convoque en un peu plus d’une heure toutes les émotions humaines, du rire à la tendresse, dans un esprit de totale liberté, d’humour et de poésie légère. Il est prudent de réserver : la chapelle  n’est pas grande.

Leur album a été élu Coup de coeur de l’Académie Charles-Cros en 2010. Ils étaient en 2008 à Toulouse et l’on s’en souvient comme si c’était hier :